Sur les routes romaines, entre grotte et rivière

Départ du petit village de Montpeyroux (34). Un parking après un pont romain, à l’ombre de grands arbres.
La vue de l’Eglise donne le ton de toute la balade sous un magnifique soleil.

 

Notre guide pour la journée, Luc Chastan, connait parfaitement le coin et nous avais concocté une magnifique randonnée mêlant paysages merveilleux et Histoire. En effet, pas moins de 3 périodes historiques vont se succéder sous nos pas.

Après une première montée, plantée d’un chemin de croix, nous atteignons la porte du Castelas du Barri. Fermée en cette saison nous pouvons simplement voir les remparts. Le Castelas n’était pas à proprement parlé un château. L’enceinte crénelée  entourait en fait un village médiéval. Aujourd’hui ne reste quasiment plus que les murs d’enceinte, en partie remonté à l’époque contemporaine et les reste d’une chapelle. Il faut impérativement continuer sa route pour avoir une vue sur l’ensemble de la vallée et le château. La montée est certes raide mais à l’arrivée vous ne serez pas déçus de votre périple.

Regardez par vous mêmes!

Vue du bas de la colline, au dessus du Château du Barry

 Alors, tentant non? Cette balade les Bâtards vont la refaire. Cette fois nous l’annoncerons et ouvrirons les inscriptions à tous les motivés prêts à nous suivre.

Cette montée était au final le plus fatiguant de toute la randonnée. Le point culminant a été la découverte des enclos néolithiques  répertoriés sur la carte et par un panneau (il  n’est pas au bon endroit). Il est encore possible de voir des murets arrondis, vestiges de l’occupation par les hommes de ce temps.

En voyant le paysage qu’il devait avoir comment ne pas les comprendre!

Nature sauvage et préservée, nous avons la chance de découvrir des petits chemins non réellement tracés. Nous avons pris le lit d’une rivière asséchée à la recherche d’une grotte indiquée sur la carte IGN, la grotte des Fées. Après un tournant nous savions qu’elle se trouvait quelque part. Malheureusement pour nous la carte disait qu’elle se trouvait près du ruisseau. Scruter les buissons, revenir sur nos pas, allumer nos GPS (pas de réseau), nous avons fini par nous séparer pour grimper dans le maquis. Au passage, voilà ce que nous voyons sur les pentes des collines.

La grotte des Fées se cache bien. Son entrée est derrière un grand buisson, après un piste dans les cailloux et la broussaille. Impossible de la voir depuis la piste en contre bas. Si vous voulez la trouver armez-vous d’un peu de patience car elle en vaut la peine!
Nous pensions y trouver de jolies petites fées, des animaux magiques ou un passage vers l’autre monde …… mais en fait il semblerait que « fées » veuille dire en occitan « brebis qui va mettre bas ».

Le temps, l’eau et l’érosion ont donné à cette grotte des piliers et des stalactites ocre, jaune, une sorte d’orgue du temps. Prenez le temps de la chercher, c’est une merveille.

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 En passant par ce chemin nous avons aussi pu voir les anciens lieux d’habitation des hommes du néolithique, dans les parois des montagnes. Nul possibilité d’y accéder, nous pouvons seulement contempler les ouvertures et imaginer leur mode de vie. En bas, dans les enclos les animaux, plus en haut les habitations et plus bas les lieux cultuels.

C’est d’ailleurs là que nous nous sommes rendus sur notre chemin du retour. Les tumulus, endroit où étaient enterrés les chefs. Pour certains la chambre funéraire est bien visible ainsi que le corridor y menant. La route romaine, passant tout près rappelle que toutes les civilisations s’entrecroisent, profitent l’une de l’autre.

Notre ballade se termine, tout le monde rentre aux voitures.

La prochaine aventure se tiendra dans un mois environ! Nous vous tiendrons au courant de notre destination via un événement sur notre page FB.